La consécration au Cœur immaculé de Marie et la fidélité aux premiers du mois permettront de répondre à la demande de Benoît XVI à Fatima, le 13 mai 2010 : hâter le triomphe du Cœur immaculé de Marie.

Au cours de la nuit de prière de la semaine dernière, nous avons demandé pardon de nos péchés et de ceux de nos frères et sœurs pour l’année écoulée et nous avons aussi rendu grâce à Dieu pour tous ses dons. Nous avons aussi parlé des vœux de Benoît XVI à la Curie romaine et de son message pour la journée de la paix.

Notre Saint-Père nous appelle à être témoins de la joie qui nous vient de Dieu en ce temps où beaucoup en notre Occident chrétien sont comme fatigués de croire. La fatigue de croire produit l’indifférence et entraîne une certaine morosité et tristesse. Benoît XVI, enthousiasmé par les JMJ de Madrid, a donné 5 conseils concrets pour participer à la joie des jeunes, mais aussi à la joie de nos frères et sœurs africains : Ensemble, se donner, croire, demander pardon, se confier à l’amour.

Nous avons déjà développé ces cinq conseils, mais il nous semble important de les rappeler en ce premier samedi du mois. Ils peuvent être comme le message maternel du Cœur immaculé de Marie transmis par l’intermédiaire du Saint-Père. Oui, vivons notre année 2012 en intense communion avec Benoît XVI et tous les baptisés dans le « nous » de l’Eglise, c’est cela être ensemble !

Mettons en application le nouveau commandement de l’Amour : aimer comme Jésus. C’est cela se donner !

La joie des jeunes à Madrid, la joie des chrétiens africains au Bénin, provenait de la Foi en Jésus. Nous allons vivre à partir du 11 octobre 2012, l’année de la Foi, préparons-nous à la vivre avec enthousiasme. Notre monde a absolument besoin du témoignage de Foi des chrétiens !

Demander pardon est un acte important d’humilité. Les jeunes, dit encore Benoît XVI, ont expérimenté à Madrid les bienfaits du sacrement de pénitence. En ce premier samedi du mois, demandons à la Vierge Marie d’être plus humbles et de ne pas avoir peur de demander pardon à Dieu pour ensuite demander pardon à notre prochain. Le pardon donné et le pardon reçu portent des fruits de paix selon Dieu.

Que voulait dire Benoît XVI par son dernier conseil : se confier à l’Amour ? Il voulait donner l’espérance aux hommes de notre temps, marqués par le relativisme et le vide spirituel, qui engendrent découragement et même désespoir. La vie humaine n’a pas de sens si Dieu est absent, mais elle acquiert une grande signification avec la Révélation de Dieu. En accueillant Jésus, le Verbe incarné, notre existence humaine est transformée : nous sommes aimés de Dieu, nous sommes sauvés et sanctifiés par Notre Seigneur et Sauveur, c’est cela nous confier à l’Amour !

Saint Jean, dans la première lecture, écrivait que ce qui nous donne de l’assurance c’est que Dieu nous écoute et, ainsi, nous possédons ce que nous lui avons demandé dans notre prière. L’apôtre bien-aimé, en ce premier samedi du mois, veut nous faire entrer dans la vraie joie : nous sommes nés de Dieu, nous appartenons à Dieu et le Mauvais ne peut pas nous atteindre. Nous avons la grâce d’avoir la Foi et, ainsi, de savoir que le Fils de Dieu est venu en notre monde et qu’Il nous a apporté la vraie connaissance. Saint Jean souligne au terme de sa première lettre le mot « Vérité » dont il a parlé dans le prologue de son évangile. Dieu est Vérité. Jésus est Vérité et Vie éternelle.

Benoît XVI a choisi comme devise : « coopérateurs de la Vérité ». Ne nous laissons pas influencer par les idéologies relativistes et mettons en pratique la conclusion de Saint Jean : « mes petits enfants, prenez garde de ne pas vous mettre au service du mensonge ». N’ayons pas peur, en cette année, d’être les témoins de la Vérité qu’est Dieu et de son Fils unique, Jésus, Notre Seigneur. Notre Pape sait que ce témoignage est difficile en notre temps, c’est la raison pour laquelle il a demandé aux jeunes à Madrid de ne pas avoir honte du Seigneur et de ne pas avoir peur d’être catholiques !

L’évangile de ce samedi est particulièrement adapté à notre premier samedi du mois. Nous le connaissons bien, trop bien peut-être ! Ne risquons-nous pas de nous habituer et de ne plus nous enthousiasmer ? Admirons l’humilité, la délicatesse et la Foi de la Vierge Marie. Sa prière à Jésus est très discrète : « ils n’ont pas de vin ». Elle a confiance en Son Fils et elle ne se laisse pas décourager par sa réponse mystérieuse : « Femme qu’est que cela pour toi et pour moi ? Mon heure n’est pas encore venue ». Non seulement, elle ne doute pas, mais encore elle donne confiance aux serviteurs : « Faites tout ce qu’Il vous dira ! ». A la prière de la Vierge Marie, Jésus a accompli son premier miracle. Puisse ce texte évangélique nous donner une confiance plus grande en Jésus et en la puissante intercession de la Vierge Marie !

Que manque-t-il à notre monde d’aujourd’hui ? Essentiellement : l’Amour de Dieu ! L’Amour, dans la Bible, peut être symbolisé par le vin. Le bon vin de Cana n’était pas encore le vin de la Cène, transformé en Sang du Christ, mais un vin qui, très probablement, a permis aux disciples de Jésus de goûter par anticipation l’Amour de Dieu.

Saint Jean conclut en disant que, par ce signe de Cana, Jésus manifesta sa gloire et ses disciples crurent en Lui. Demandons à la Vierge Marie, au début de cette nouvelle année, d’intercéder auprès de Jésus pour notre humanité, qui souffre de l’éclipse de Dieu et de l’absence de Son Amour dans le cœur de beaucoup d’hommes. Sa prière peut obtenir de Jésus l’ouverture de nombreux cœurs à l’Amour de Dieu. Rien n’est impossible à Dieu, croyons-le plus fermement et vivons avec plus d’empressement nos premiers samedis du mois. Notre Père Fondateur, dont c’est la Fête aujourd’hui, désirait ardemment le triomphe du Cœur immaculé de Marie. Demandons en communion avec lui et Mère Marie Augusta le développement de nos premiers samedis du mois !