A la maison, nous étions ce que le pape François appelle la périphérie de l’Eglise. Je connaissais Dieu, mais j’avais mis comme une barrière entre lui et moi. J’avais peur qu’il me prenne ma liberté. Durant mes études de commerce, j’ai fait profondément l’expérience que le matérialisme, l’hédonisme, les libertés que propose le monde, ne conduisaient pas au bonheur, ne pouvaient pas remplir ma vie. Au contraire, elles me donnaient de la tristesse : j’en voulais toujours plus et j’étais de plus en plus malheureux. Cela m’a fait réfléchir. Je ne voulais pas me réveiller à 60 ans en me disant : mais qu’est-ce que tu as fait de ta vie ? Je voulais quelque chose de grand, de beau.

J’ai commencé à prier le Rosaire. J’ai fait un pèlerinage avec des jeunes d’où je suis revenu avec 2 convictions :

  • si je veux réussir ma vie, être heureux dans ma vie, je dois faire la volonté de Dieu.
  • Et aussi je dois plus prier la Vierge Marie qui me conduira à ce que Dieu veut de moi.

C’est là le point de départ de ma vocation. Mais cela n’a pas été facile. Il y avait comme un bras de fer entre d’un côté moi avec mes petits projet, mon confort, et de l’autre Dieu. Il fallait tout lâcher. Cette pensée de la vocation me donnait de la joie. Grâce à Notre-Dame que je priais et grâce aux moyens de discernement que l’Eglise nous donne, j’ai dit oui à la joie.

Notre-Dame m’a conduit dans sa famille, la Famille Missionnaire de Notre-Dame. J’ai été conquis par l’esprit de famille, de simplicité, par l’idéal de sainteté des fondateurs, par la compréhension de l’amour de l’Eglise et l’équilibre de vie. Le Père et Mère Marie-Augusta nous ont laissé un bel héritage ! Ce sont des géants ! En 2009, j’ai fait les vœux perpétuels, j’ai donné ma vie toute entière à Dieu. Et je peux dire vraiment que je suis heureux. C’est un chemin exigeant, mais en même temps une source de grande joie. Tout ce que je fais dans la journée, la prière, l’apostolat, le bricolage, tout est pour Dieu, pour construire l’œuvre de Dieu. Je suis émerveillé combien Dieu peut remplir une vie. Vraiment Dieu n’enlève rien, il donne tout.

Un souvenir qui restera gravé dans ma mémoire : au pied d’un écran géant à Rome pendant les JMJ de l’an 2000. Il y avait un gros plan sur Jean-Paul II. Là, j’ai vraiment compris la beauté, la grandeur de l’Eglise et que ça valait vraiment le coup de donner sa vie pour elle et de la servir.

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