Se Livrer

Relisons, en ce mois d'août, la magnifique méditation de sainte Thérèse Couderc, fondatrice du Cénacle : Se livrer

Déjà plusieurs fois Notre-Seigneur m'avait fait connaître combien il était utile pour l'avancement d'une âme qui désire sa perfection de se livrer sans réserve à la conduite de l'Esprit Saint. Mais ce matin il a plu à sa divine Bonté de m'en donner encore une vue toute particulière. je me disposais à commencer ma méditation lorsque j'ai entendu le son de différentes cloches qui appelaient les fidèles à l'assistance aux divins Mystères.

Dans ce moment, j'ai désiré m'unir à toutes les messes qui se disaient et ai pour cela dirigé mon intention afin d'y participer. Alors, j'ai vu d'une vue générale, tout l'univers catholique et une multitude d'autels où s'immolait en même temps l'adorable Victime.Le sang de l'Agneau sans tache coulait en abondance sur chacun de ces autels qui m'apparaissaient environnés d'une fumée fort légère qui s'élevait vers le ciel.Mon âme était saisie et pénétrée d'un sentiment d'amour et de reconnaissance à la vue de cette satisfaction si abondante que Notre-Seigneur offrait pour nous. Mais j'étais aussi dans un grand étonnement de ce que le monde entier n'en était pas sanctifié. Je demandai comment il se faisait que le sacrifice de la Croix n'avant été offert qu'une seule fois ait été suffisant pour racheter toutes les âmes, et que, renouvelé tant de fois, il ne suffit pas à les sanctifier toutes. Voici la réponse que j'ai cru entendre : Le sacrifice est sans doute suffisant par lui même, et le sang de Jésus-Christ plus que suffisant pour la sanctification d'un million de mondes, mais les âmes manquent de correspondance et de générosité. Or, le grand moyen d'entrer dans la voie de la perfection et de la sainteté, c'est de se livrer à notre bon Dieu.

La fidélité aux petites choses


Rien ne peut nous rendre saints, excepté la présence de Dieu... Et pour moi la présence de Dieu réside dans la fidélité à de petites choses.



Nous pouvons ne pas accomplir de grandes choses, juste des petites, avec grand amour. Les Soeurs font des petites choses: aider les enfants, visiter les personnes solitaires, les malades, les indésirables. Quand quelqu'un me dit que les Soeurs n'ont entrepris aucun grand travail, qu'elles font tranquillement de petites choses, je réponds que même si elles n'aidaient qu'une seule personne, cela suffirait. Jésus serait mort pour une seule personne, pour un seul pécheur.


Mère Teresa

Va à contre-courant

Vivez, ne vivotez pas !

Lors de sa visite pastorale à Turin, le pape François a répondu le dimanche 21 juin à des questions de jeunes. Comme de coutume, s'éloignant de son texte préparé, il a parlé d'abondance de coeur.

Si tu participes à un projet de construction, d’aide — pensons aux enfants des rues, aux migrants, à tous ceux qui sont dans le besoin, mais pas seulement pour leur donner à manger un jour, deux jours, mais pour les promouvoir à travers l’éducation, à travers l’unité dans la joie des aumôneries et de tant de choses, mais des choses qui construisent, alors, ce sens de manque de confiance dans la vie s’éloigne, il s’en va. Que dois-je faire pour cela? Ne pas aller à la retraite trop tôt: faire. Faire. Et je dirais un mot: faire à contre-courant. Faire à contre-courant. Pour vous, jeunes qui vivez cette situation économique, même culturelle, hédoniste, consumériste, avec des valeurs comme des «bulles de savon», avec ces valeurs, on ne va pas de l’avant. Faire des choses constructives, même petites, mais qui nous rassemblent, nous unissent entre nous, avec nos idéaux: tel est le meilleur antidote contre ce manque de confiance dans la vie, contre cette culture qui t’offre uniquement le plaisir: avoir une vie facile, avoir de l’argent et ne pas penser à autre chose.

Acte d'amour du saint curé d'Ars

Je vous aime, ô mon Dieu, et mon seul désir est de vous aimer jusqu'au dernier soupir de ma vie.
Je vous aime, ô Dieu infiniment aimable, et j'aime mieux mourir en vous aimant que de vivre un seul instant sans vous aimer.
Je vous aime, ô mon Dieu, et je ne désire le ciel que pour avoir le bonheur de vous aimer parfaitement.
Je vous aime, ô mon Dieu, et je n'appréhende l'enfer que parce qu'on n'y aura jamais la douce consolation de vous aimer.
O mon Dieu, si ma langue ne peut dire à tout moment que je vous aime, du moins je veux que mon cœur vous le répète autant de fois que je respire.
Ah ! Faites-moi la grâce de souffrir en vous aimant, de vous aimer en souffrant et d'expirer un jour en vous aimant et en sentant que je vous aime.
Et plus j'approche de ma fin, plus je vous conjure d'accroître mon amour et de le perfectionner. Ainsi soit-il !

Prendre le temps de prier en famille

Pour écouter et accepter l’appel de Dieu, pour préparer une maison à Jésus, vous devez être en mesure de vous reposer dans le Seigneur. Vous devez trouver le temps, chaque jour, de vous reposer dans le Seigneur pour prier. Prier c’est reposer en Dieu. Mais vous pourriez me dire : Saint-Père, nous le savons ; je voudrais prier, mais il y a tant de travail à accomplir ! Je dois prendre soin de mes enfants ; j’ai les travaux de la maison ; je suis trop fatigué même pour bien dormir. C’est vrai. Cela pourrait être vrai, mais si nous ne prions pas, nous ne connaîtrons jamais la chose la plus importante de toutes : la volonté de Dieu pour nous. Et dans toute notre activité, nos occupations, avec notre prière nous accomplirons toute chose.

Offrande de sa journée de ste Thérèse de Lisieux

Mon Dieu, je vous offre toutes les actions que je vais faire aujourd’hui, dans les intentions et pour la gloire du Cœur Sacré de Jésus ; je veux sanctifier les battements de mon cœur, mes pensées et mes œuvres les plus simples en les unissant à ses mérites infinis, et réparer mes fautes en les jetant dans la fournaise de son Amour miséricordieux.
Ô mon Dieu ! je vous demande pour moi et pour ceux qui me sont chers la grâce d’accomplir parfaitement votre sainte volonté, d’accepter pour votre Amour les joies et les peines de cette vie passagère afin que nous soyons un jour réunis dans les Cieux pendant toute l’éternité.
Ainsi soit-il

Sainte Thérèse de Lisieux - Prière n°10

La vanité est comme un oignon à éplucher : toute sa vie il faut en enlever les feuilles

Le pape François, lors de la messe du 25 septembre 2014 à Sainte-Marthe, a mis en garde contre la vanité, qui est : "comme un oignon à éplucher : toute sa vie il faut en enlever les feuilles". Il méditait le passage du livre de l'Ecclésiaste : « Vanité des vanités, tout est vanité » (Qo 1, 2-11)

Demain, le Seigneur viendra, au matin, vous verrez sa gloire !

Extrait du "mystère de Noël" de sainte Edith Stein

Dans ce magnifique texte, Sainte Edith Stein nous aide à vivre noël dans l'esprit de la liturgie... A méditer...

Quand les jours deviennent de plus en courts, quand en hiver tombent les premiers flocons de neige, alors, timide et douce, renaît la pensée de Noël. De ce simple mot émane un charme mystérieux auquel un cœur peut difficilement résister. Ceux-là même pour qui le vieux récit de l’Enfant de Bethléem ne signifie rien, croyants d’une autre foi ou incroyants, préparent la fête et cherchent comment allumer ici et là un rayon de joie. Depuis des semaines et des mois un fleuve d’amour se répand sur toute la terre. Fête de l’amour et de la joie, c’est l’Étoile vers laquelle tous accourent en ce premier mois de l’hiver.
Mais pour le chrétien, et en particulier pour le catholique, Noël est encore autre chose. L’Étoile le conduit à la Crèche, auprès de l’Enfant qui apporte la paix sur la terre. En d’innombrables et gracieuses images, l’art chrétien le représente, et les vieilles mélodies, qui résonnent de tout le charme de l’enfance, le chantent pour nous.

L'examen de conscience quotidien est une grâce

Pour protéger, pour veiller sur notre cœur afin que les démons n’y entrent pas, il faut savoir se recueillir, c’est-à-dire rester en silence devant soi-même et devant Dieu et à la fin de la journée se demander : "Qu’est-il arrivé aujourd’hui à mon cœur ? Quelqu’un que je ne connais pas est-il entré ? La clef est-elle à sa place ?"

Homélie du pape François à la maison sainte Marthe le 11 octobre 2014.

L’Évangile du jour nous rappelle que le diable revient toujours chez nous et qu’il n’arrête jamais de tenter l’homme: Le diable est patient, il ne s’arrête pas tant qu’il n’a pas ce qu’il veut : notre âme : après les tentations dans le désert, lorsque Jésus fût tenté par le diable, la version de Saint-Luc nous révèle que le démon le laissa tranquille un certain temps mais durant la vie de Jésus, il revenait fréquemment.

Il faut protéger notre cœur où habite l’Esprit Saint afin que n’y entrent pas les autres esprits. Protéger le cœur, comme on protège une maison à clef. Et ensuite, veiller sur notre cœur, comme une sentinelle : Combien de fois y entrent de mauvaises pensées, de mauvaises intentions, des jalousies, des convoitises. Beaucoup de choses entrent dans notre cœur. Mais qui a ouvert cette porte ? Par où sont-ils entrés ? Si je ne m’aperçois pas de tous ceux qui entrent dans mon cœur, mon cœur devient comme une place, où tous vont et viennent. Un cœur sans intimité, un cœur où le Seigneur ne peut pas parler et encore moins écouter.

Nous devons plus que jamais être les témoins de Jésus

Bien chers jeunes amis,

les temps sont troublés, beaucoup sont découragés, désemparés ou désespérés, mais nous devons plus que jamais être les témoins de Jésus et de l’évangile de la vie, de la vérité et de l’amour. Ne baissons pas les bras, ne nous décourageons pas et n’ayons pas peur de continuer à aller à contre-courant sans nous lasser. Soyons ce que nous devons être, comme le disait Jean-Paul II à nos jeunes aînés en l’an 2000, afin de mettre le feu de l’Amour divin dans le monde. La consigne de cordée de ce mois de novembre 2014 devrait vous aider à mieux comprendre la “déconstruction” ou mieux la “déchristianisation” de la France, Fille aînée de l’Eglise, et de l’Europe aux racines chrétiennes. Le vrai et seul remède est la sainteté pour tous. Alors, en avant, n’ayons pas peur d’être des saints, n’ayons pas peur d’inviter les hommes et les femmes de notre temps à se décider pour l’évangile et la sainteté! Vivons en communion avec les Saints et les âmes du purgatoire. Je vous bénis affectueusement et je vous assure des prières et de l’affection de Mère Magdeleine.

Les saints, témoins de la vraie liberté dans l'Esprit

Pour se préparer à la Toussaint...

"Là-haut, une armée combat pour moi." (Ps 55.3)
La vraie liberté, c’est celle qui consiste à pouvoir dire toujours oui à Dieu, oui à ce que son Amour et sa Vérité nous demandent. C'est la liberté même de Dieu, de la Sainte Vierge. C'est à cette liberté que sont parvenus les Saints, au prix d'un combat contre tous les obstacles à cette liberté. Pour nous qui sommes encore dans le combat, ils sont nos grands modèles, mais aussi et surtout nos grands soutiens car, si nous les prions, ils interviennent vraiment dans nos vies pour nous aider.

Libres par rapport au mal...

"Plutôt mourir que d'offenser le Seigneur"
Des saints ont résisté aux différentes formes du mal jusqu'à verser leur sang. En face de tous les tourments qui leur ont été infligés pour les conduire à renier le Christ et son Evangile, leur force fut extraordinaire. Ni insensibles ni des surhommes, les martyrs sont des hommes de chair et de sang dont la Force vient de Dieu. Leur secret, c'est qu'ils sont possédés par l'Amour de Dieu. Et cet Amour les rend souverainement libres en face de toutes les forces contraires à l'Amour.
(photo : St Maximilien Kolbe )

Père Bernard

Le martyre moral du pape Paul VI

Le pape Paul VI, Jean Baptiste Montini va être béatiifié ce dimanche 19 octobre par le pape François pour la clôture du synode sur la famille, signe fort donné par le pape de sa fidélité à la Tradition, en même temps que de sa grande ouverture aux hommes de ce temps. Dans une interview accordée en mars, le pape François avait déjà salué le génie « prophétique » de Paul VI, qui avait eu, en publiant Humanae vitae, « le courage de se placer contre la majorité et le néo malthusianisme» en redisant la beauté de la famille, de l'amour conjugal et de l'ouverture à la vie.

Mais qui est donc Paul VI ?

Jean Baptiste Montini a grandi dans une famille «démocrate», très opposée à Mussolini. Son père a eu de grandes responsabilités et, en tant que jeune prêtre, Don Montini a été très engagé avec l’Action Catholique et en lien avec les grands hommes politiques qui ont fondé la DC.

Dans les moments sombres

Dans les moments difficiles de la vie, l’attitude juste est de faire pénitence, en reconnaissant ses péchés et en s’en remettant au Seigneur, sans céder à la tentation de « se faire justice de ses propres mains.

« Nous avons entendu — a-t-il dit — l’histoire de ce moment si triste de David, quand il a dû fuir parce que son fils l’a trahi. Dans les mauvais moments de la vie Il arrive que, peut-être, dans le désespoir on cherche à se défendre comme l’on peut, même en utilisant Dieu et les personnes. En revanche, David nous montre que sa « première attitude » est précisément celle ne pas utiliser Dieu et son peuple.

La seconde est une « attitude pénitentielle », que David assume tandis qu’il fuit de Jérusalem. On lit dans le passage du livre de Samuel : « Il gravissait en pleurant » la montagne « et il marchait la tête voilée et les pieds nus ». Mais, pensez à ce que signifie gravir la montagne pieds nus. Il s’agit d’« un chemin pénitentiel ».

La crainte de Dieu

Dans ses audiences du mercredi, notre pape François a évoqué le mois dernier les sept dons du Saint Esprit.
Le 11 juin, il s'est arrêté sur la crainte du Seigneur, un don fort méconnu...

Le don de la crainte de Dieu, dont nous parlons aujourd’hui, conclut la série des sept dons de l’Esprit Saint. Cela ne signifie pas avoir peur de Dieu : nous savons bien que Dieu est Père, et qu’il nous aime et veut notre salut, et qu’il pardonne, toujours ; c’est pourquoi il n’y a aucune raison d’avoir peur de Lui ! La crainte de Dieu, au contraire, est le don de l’Esprit qui nous rappelle combien nous sommes petits face à Dieu et à son amour et que notre bien réside dans l’abandon, avec humilité, avec respect et confiance, entre ses mains. Telle est la crainte de Dieu : l’abandon dans la bonté de notre Père qui nous aime tant.

Saint Joseph !

Quelques citations glanées à la gloire du Bienheureux Saint Joseph, que nous prions tout particulièrement en ce mois de mars !

Saint Bernard de Clairvaux, au XIIème siècle :

« Celui que de nombreux rois et prophètes ont désiré voir et n’ont pas vu, qu’ils ont désiré écouter et qu’ils n’ont pas entendu, il fut donné à Joseph, non seulement de le voir et de l’entendre, mais encore de le porter, de guider ses pas, de le prendre dans ses bras, de le couvrir de baisers, de lui donner à manger et de veiller sur lui ».

Au XVème siècle, saint Bernardin de Sienne :

« Comment un esprit clairvoyant peut-il penser que le Saint-Esprit ait uni, d’une union si étroite à l’âme d’une Vierge si grande, quelqu’autre âme sans que celle-ci lui fut semblable par la pratique des vertus ? Je crois donc que saint Joseph fut le plus pur des hommes en virginité, le plus profond en humilité, le plus ardent en amour de Dieu et en charité, le plus élevé en contemplation ».

Sainte Thérèse d’Avila, au XVIème siècle, avait choisi saint Joseph pour patron de son ordre :

« Je choisis le glorieux saint Joseph pour mon patron et me recommande à lui en toutes choses. Je ne me souviens pas d’avoir jamais rien demandé à Dieu par son intercession que je ne l’aie obtenu. Jamais je n’ai connu personne qui l’ait invoqué sans faire des progrès notables dans la vertu. Son crédit auprès de Dieu est d’une merveilleuse efficacité pour tous ceux qui s’adressent à lui avec confiance ».

Il y a davantage de martyrs aujourd'hui qu'aux premiers temps de l'Eglise

Le mardi 4 mars 2014, lors de l'homélie de la messe à la maison sainte Marthe, notre pape François nous a invité une nouvelle fois à prier pour les chrétiens persécutés de par le monde encore aujourd'hui... Il nous pousse ainsi à réfléchir: "Réfléchissons : suis-je prêt à porter la croix comme Jésus ? À supporter les persécutions pour témoigner de Jésus comme le font nos frères et sœurs qui aujourd’hui sont humiliés et persécutés ? Cette pensée nous fera du bien à tous", " La persécution des chrétiens n’est pas un fait qui appartient au passé, aux origines du christianisme. "

Message pour les JMJ : Comment être "pauvres de coeur"?

Pour avancer vers les prochaines JMJ de Cracovie en 2016, le pape François invite les jeunes à méditer ces trois années sur les béatitudes, et, en publiant le 21 janvier le messages pour la journée mondiale de la jeunesse 2014, traditionnellement le jour des Rameaux, il nous propose un commentaire de la première béatitude : « Heureux les pauvres de cœur, car le Royaume des Cieux est à eux » (Mt 5, 3). En voici quelques extraits (texte intégral ICI)

Insistant d'abord sur la "La force révolutionnaire des Béatitudes", le pape commence par s'exclamer : "Cela fait toujours du bien de lire et de méditer les Béatitudes !", en situant les béatitudes dans l'Evangile : "En proclamant les Béatitudes Jésus nous invite à le suivre, à parcourir avec lui la voie de l’amour, la seule qui conduise à la vie éternelle. Ce n’est pas une route facile, mais le Seigneur nous assure de sa grâce et il ne nous laisse jamais seuls. Mais si nous ouvrons la porte au Christ, si nous le laissons entrer dans notre histoire, si nous partageons avec lui nos joies et nos souffrances, nous ferons l’expérience d’une paix et d’une joie que seul Dieu, amour infini, peut nous donner. Les Béatitudes de Jésus sont porteuses d’une nouveauté révolutionnaire, d’un modèle de bonheur contraire à celui qui nous est communiqué habituellement par les médias, par la pensée dominante."

Toi, moi, adorons nous le Seigneur en vérité?

Je voudrais que nous nous posions tous cette question :

Toi, moi, adorons nous le Seigneur ? Allons-nous à Dieu seulement pour demander, pour remercier, où allons-nous à lui aussi pour l’adorer ?

Que veut dire alors adorer Dieu ? Cela signifie apprendre à rester avec lui, à nous arrêter pour dialoguer avec lui, en sentant que sa présence est la plus vraie, la meilleure, la plus importante de toutes. Chacun de nous, dans sa propre vie, de manière inconsciente et peut-être parfois sans s’en rendre compte, a un ordre bien précis des choses qu’il retient plus ou moins importantes. Adorer le Seigneur veut dire lui donner la place qu’il doit avoir.

Faire toujours la volonté de Dieu, c'est l'aimer et être saint

Faire toujours la volonté de Dieu c'est l'aimer et être saint.
Mais, à quoi reconnait-on la volonté de Dieu? A la voix de la conscience qui nous dit si ce que nous faisons est bien ou mal. Il faut s'habituer à l'écouter, à la suivre, pour l'entendre ainsi plus clairement, sinon elle se tait. on en arrive à ce qu'elle nous avertisse pour les plus petites choses.
Il y en a qui veulent bien faire la volonté de Dieu sur certains points, mais pas sur tous. souvent, même on veut bien faire son devoir dans l'ensemble de sa vie, mais il y a seulement une petite chose où l'on veut en faire à sa tête, désobéir à sa conscience. Eh bien, c'est justement cette petite chose là qu'il faudrait faire pour plaire au Bon Dieu. C'est peu de choses mais cela suffit souvent pour que nous ne soyons pas en paix avec lui, ni avec nous mêmes. Il n'y a pas de petites choses pour ceux qui veulent vraiment aimer le bon Dieu de tout leur coeur, comme Il désire être aimer, et comme il mérite de l'être. négliger les petites choses, remettre au lendemain, c'est le moyen de déchoir rapidement; il y a des valeurs éternelles, on ne peut servir deux maîtres à la fois...

in Ecoles de silence par un chartreux.

Un chrétien ne craint pas la mort !

En clôturant le cycle des catéchèses du mercredi sur le Credo, commencées par Benoît XVI pour l'année de la foi, le pape François a médité mercredi 27 novembre 2013 sur la mort chrétienne en commentant l'article du Credo : "J'attends la résurrection des morts, et la vie du monde à venir", en "s'arrêtant sur le premier aspect, « mourir en Christ »" :

Il existe communément parmi nous une manière erronée de considérer la mort.

La mort nous concerne tous, et elle nous interpelle de manière profonde, en particulier quand elle nous touche de près, où quand elle frappe les petits, ceux qui sont sans défense d’une manière qui nous semble « scandaleuse ». J’ai personnellement toujours été frappé par cette question : pourquoi les enfants souffrent-ils ? Pourquoi les enfants meurent-ils ? Si elle est comprise comme la fin de tout, la mort effraie, anéantit, se transforme en une menace qui détruit chaque rêve, chaque perspective, qui brise chaque relation et interrompt chaque chemin. Cela se produit quand nous considérons notre vie comme un temps compris entre deux pôles : la naissance et la mort ; quand nous ne croyons pas à un horizon qui va au-delà de la vie présente ; quand on vit comme si Dieu n’existait pas. Cette conception de la mort est typique de la pensée athée, qui interprète l’existence comme le fait de se trouver par hasard dans le monde et de s’acheminer vers le néant. Mais il existe aussi un athéisme pratique, qui est une manière de vivre uniquement pour ses propres intérêts et de vivre seulement pour les choses terrestres. Si nous nous laissons prendre par cette vision erronée de la mort, nous n’avons pas d’autre choix que celui d’occulter la mort, de la nier, ou de la banaliser, pour qu’elle ne nous fasse pas peur.

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