Actualité de la Famille Missionnaire de Notre-Dame
Sommaire :
La consigne spirituelle mensuelle de Père Bernard
3 février 2010 : Blog.fmnd.org : Liberté et Loi
14 décembre 2009 : Ouverture d'un Blog : LEVONS-NOUS ! ALLONS ! MARCHONS POUR LA VIE !
12 décembre 2009 : 1300 pèlerins à Saint-Pierre-de-Colombier pour prier Notre-Dame des Neiges
La Famille Missionnaire de Notre-Dame dans la presse
Dernières vidéos de Père Bernard
11/13 juillet 2009 - Session Donum Vitae à Sens : téléchargez les actes de la session
19 juin 2009 : Entrons dans l'année sacerdotale avec Benoît XVI
17 avril 2009 - Forum sur l'urgence de l'éducation à Sens : téléchargez les actes du forum
22 février 2009 : Blog de soutien à Benoît XVI
Pour approfondir : quelques documents à télécharger (texte et audio)
La consigne spirituelle de mars 2010
IMITONS JÉSUS, NOTRE RÉDEMPTEUR, EN
EXERÇANT L’HUMBLE OBÉISSANCE CONFIANTE ET
AIMANTE.
Bien chers
amis,
Notre Pape Benoît XVI disait, le dimanche 21 février 2010
: « c’est en commençant par nous-mêmes que nous améliorons le
monde, en changeant ce qui ne va pas dans notre vie, avec la grâce de
Dieu. En faisant toujours référence aux saintes Ecritures, Jésus
oppose aux critères humains le seul critère authentique :
l'obéissance, la conformité à la volonté de Dieu, qui est le fondement
de notre être. Ceci est également un enseignement fondamental pour nous :
si nous conservons la Parole de Dieu dans notre intelligence et dans notre
cœur, si elle entre dans notre vie, si nous avons confiance en Dieu, nous
pouvons repousser toute sorte de tromperie du Tentateur ».
Ces paroles de Benoît XVI ont orienté le choix de cette consigne de
cordée. La vérité dans la charité, le leitmotiv de nos consignes de cordée
depuis la parution de la dernière Encyclique de notre Saint-Père, ne peut
être vécue que si tous les hommes se décident à obéir à Dieu.
L’obéissance, humble, confiante et aimante, est donc la vertu la plus
importante pour un prêtre, un consacré, un fidèle du Christ et pour tout
homme de bonne volonté.
Nous rendons grâces à Dieu pour les activités
apostoliques que nous venons de vivre en ces vacances de février : les
enfants, adolescents, jeunes et personnes de tous âges ont reçu beaucoup
de grâces dans les récollections, retraites, marche et pèlerinage. Le
grand pèlerinage a permis aux 193 participants de mieux entrer dans
l’année sacerdotale en découvrant la richesse et la complémentarité du
ministère ecclésial dans les figures des Sts Jean Bosco, Ambroise, Charles
Borromée, Antoine, Luc, Marc, Léopold, Dominique. Dieu a donné aux Saints
les grâces pour mieux comprendre le monde de leur temps et répondre aux
défis de leur époque. Dieu veut donner à Son Eglise, aujourd’hui, les
grâces pour mieux comprendre le monde de notre temps et répondre aux défis
qui sont les nôtres. Il ne peut, cependant, nous donner ses grâces que si
nous Lui ouvrons notre cœur et si nous acceptons d’obéir à sa Loi d’Amour
en imitant Jésus, Notre Seigneur et Sauveur. Imitons les Saints, soyons
obéissants !
1)
Prière d’introduction :
Viens Esprit de sainteté… Notre Père... Je vous
salue Marie… Notre-Dame des Neiges, priez pour nous. Saint Joseph,
Saint Casimir, Sainte Colette, St Dominique Savio, St
Clément-Marie, Sainte Louise, St Patrick, St Cyrille de Jérusalem, Marie
Marthe Chambon, Sts Patrons et Anges
gardiens.
2) Combat
spirituel : Persévérons dans nos efforts de carême sans baisser les bras,
méditons la Passion de Jésus, les mystères douloureux et les douleurs de
Notre-Dame.
Parole de
Dieu : Dt 30,
15-20.
3)
Consigne spirituelle :
a) L’humble obéissance confiante et
aimante de Jésus Rédempteur
Nous pouvons reprendre - si nous le voulons - la
consigne spirituelle de mars 2008 pour mieux approfondir le mystère de la
Rédemption. En cette année sacerdotale, nous voudrions vous aider à mieux
comprendre, avec l’aide de la lettre aux hébreux (en fichier joint : notre
première conférence de carême sur Jésus, Grand Prêtre de l’Alliance
nouvelle et éternelle), que c’est par l’humble obéissance, confiante et
aimante que Jésus nous a sauvé. En entrant dans le monde (la Liturgie du
25 mars le soulignera), Jésus s’offre à Son Père : « Me voici, Père,
je viens pour faire Ta Volonté ». Dans l’évangile selon Saint Jean,
nous avons plusieurs témoignages donnés par Jésus Lui-même sur sa
détermination : ne dire et ne faire que ce que Son Père veut. Le mystère
de l’agonie révèle son « combat » et sa libre détermination :
« non pas ma volonté, mais la Tienne ». Cette humble obéissance,
confiante et aimante, se révèle encore dans les trois heures d’agonie sur
la Croix. Après avoir dit : « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-Tu
abandonné », Il dit: « Consummatum est ! » = tout est
consommé, c’est-à-dire : J’ai pleinement accompli la mission que Tu m’as
confiée. Ensuite, Il peut remettre sa vie en toute confiance entre les
mains de Son Père : « Père, en tes mains, Je remets mon esprit ».
Quel exemple d’obéissance ! »
b) L’humble obéissance
confiante et aimante de la Vierge Marie, Mère des douleurs
N’oublions pas de vivre la deuxième moitié du carême
en contemplant l’humble obéissance confiante et aimante de la Vierge
Marie. Le 25 mars, l’Eglise nous invitera à méditer avec un cœur jeune et
enthousiaste « l’Ecce » de la Vierge Marie. Cet
« Ecce » a été dit dans une grande humilité. Elle s’est toujours
considérée, en effet, comme l’humble servante du Seigneur. Cet Ecce a été
donné dans une totale confiance en Dieu : elle a cru que rien ne Lui était
impossible. Cet Ecce, enfin, a été prononcé dans l’action de grâce du
magnificat. La Vierge Marie a toujours obéi dans la joie et l’amour
!
c) L’humble obéissance confiante et
aimante des Saints
En cette année sacerdotale, l’Eglise nous invite à
contempler les Saints, nos modèles. Approfondissons la vie du saint curé
d’Ars. Quelle humilité, quelle obéissance à Dieu et à son Eglise, quelle
confiance et quel amour ! Nos pèlerins ont été conquis par l’humble
obéissance, confiante et aimante du « petit » capucin saint
Léopold Mandic, qui confessait jusqu’à 15 heures par jour dans son couvent
à Padoue et qui a vraiment révélé - par sa douce et humble bonté - la
Bonté de Dieu. Quelle obéissance à Dieu chez Don Bosco pour ne pas avoir
peur de se donner sans compter à cette mission humainement impossible :
changer des loups en agneaux ! Quelle obéissance pour Saint Ambroise,
Préfet de la Ville de Milan, appelé par la voix d’un petit enfant à être
évêque de cette même Ville ! Quelle obéissance pour Saint Charles Borromée
que de se donner sans compter pour faire appliquer le Concile de Trente !
Quelle obéissance pour Saint Marc, « le fils » de Saint Pierre,
et Saint Luc (dont les reliques se trouvent au monastère de Sainte Justine
à Padoue) pour transmettre fidèlement l’évangile prêché par Saint Pierre
et Saint Paul. Quelle obéissance pour Saint Dominique pour transmettre les
réalités spirituelles contemplées et être l’apôtre du Rosaire. Tous les
Saints ont été obéissants, humbles, confiants et aimants !
d) Tous appelés à vivre l’humble
obéissance, confiante et aimante
Notre Père nous a souvent « rabâché » que
l’obéissance doit être pratiquée dans l’humilité, la confiance et l’amour.
Obéir, parce que l’on ne peut pas faire autrement, obéir en critiquant
dans notre cœur la Loi de Dieu et l’Eglise de Jésus, obéir en ayant de la
haine dans le cœur, ce serait faire semblant d’obéir, mais ce ne serait
pas obéir en fait dans l’imitation de Jésus, de la Vierge Marie et des
Saints.
L’humilité apporte à l’obéissance la note d’esprit
d’enfance qui a permis à Sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus d’être « la
plus grande sainte des temps modernes ». Adam et Eve avaient perdu
cet esprit d’enfance. Séduits par le serpent et aveuglés par l’orgueil,
ils ont gravement désobéi à Dieu. Soyons vigilants et priants. Seule,
l’humble obéissance à la Loi de Dieu, au Magistère de l’Eglise et aux
personnes qui ont grâce d’état pour nous conduire, permet de vivre
l’esprit d’enfance de l’évangile. Saint Benoît disait : « le
premier degré de l’humilité est l’obéissance accomplie sans
retard ».
La confiance apporte à l’obéissance une note de
paix du cœur et d’abandon confiant. Adam et Eve, après le péché originel,
ont eu peur de Dieu. Ils sont allés se cacher. Pourquoi ont-ils manqué de
confiance en Dieu ? Notre Père invitait souvent les époux à s’obéir
mutuellement. Saint Benoît disait à ses moines : « qu’ils s’obéissent
à l’envi les uns les autres ».
L’amour est la troisième note de l’obéissance
selon les Cœurs de Jésus et de Marie. Saint Ignace disait : « La véritable
obéissance ne regarde pas à qui elle est rendue, mais pour qui elle est
rendue; et si elle est rendue pour notre seul Créateur et Seigneur, c’est
Lui, le Seigneur de tous, qui est obéi ». Pour Saint Benoît,
« le troisième degré d’humilité est de se soumettre pour l’amour de
Dieu en toute obéissance aux supérieurs ; imitant le Seigneur dont
l’apôtre dit : « il a été obéissant jusqu’à la mort » (Ph 2, 8).
Notre Père et Mère Marie Augusta encourageaient ainsi leurs fils et filles
spirituels : « ceux qui veulent poursuivre la perfection de l’amour
de Dieu doivent s’appliquer à pratiquer la vertu d’obéissance avec
détachement de leur volonté propre, dépendance confiante du petit
enfant ». Le Concile Vatican II, au sujet de l’obéissance des
religieux, disait : « L’obéissance religieuse, loin d’amoindrir la
dignité de la personne humaine, l’amène à sa maturité, en développant la
liberté des enfants de Dieu ». Comprenons en profondeur ces
enseignements lumineux et, en cette année sacerdotale, prenons la ferme
décision d’exercer l’humble obéissance, confiante et aimante. Vivons bien
notre Semaine Sainte en communion avec Jésus, notre Rédempteur, le Grand
Obéissant, et réparons nos propres désobéissances à la Volonté de Dieu et
les graves désobéissances à la Loi de Dieu qui se multiplient dans le
monde par les péchés contre Dieu et contre l’amour et la vie humaine.
e) Soyons des instruments d’unité par
l’humble obéissance confiante et aimante
L’Eglise n’a pas encore retrouvé son unité. Les
relations s’améliorent beaucoup avec l’Eglise orthodoxe russe et d’autres
Eglises orthodoxes. Cela nous réjouit beaucoup, mais le don de l’unité n’a
pas encore été donné. Que manque-t-il encore ? Le Patriarche
Bartholoméos nous avait dit que le don de l’unité ne pourrait être donné
que par le Saint Esprit, parce que la réalisation de l’unité dépasse nos
seules forces humaines. Chaque baptisé est appelé à exercer l’humble
obéissance, confiante et aimante pour obtenir de Dieu le don de l’unité.
Rappelons encore le numéro 25 de Lumen Gentium. L’unité à l’intérieur de
notre Eglise catholique passe par l’humble obéissance confiante et aimante
au Magistère extraordinaire et ordinaire de l’Eglise. Les deux tendances
« progressiste » et « intégriste », dont parlait
Jean-Paul II dans sa lettre ouverte au Cardinal Joseph Ratzinger en 1988,
divisent toujours notre Eglise. Soyons des instruments d’unité par notre
humble obéissance confiante et aimante envers Benoît XVI, Pierre en notre
temps, et envers le Magistère des évêques qui s’est exprimé avec autorité
dans le Concile Vatican II. Ayons confiance aux Papes qui nous ont donné
l’interprétation de ce Concile : Paul VI, Jean-Paul II et Benoît XVI. Nous
devons, avec Jean-Paul II, dire : l’Esprit Saint parle à l’Eglise
aujourd’hui par le Concile Vatican II, interprété selon l’herméneutique de
la continuité ou selon la fidélité à la Tradition de
l’Eglise.
f) Exerçons la mission en témoignant
l’humble obéissance confiante et aimante
Benoît XVI a, plusieurs fois, utilisé l’expression :
« dictatures du relativisme ». Ces dictatures veulent imposer
des actes gravement contraires à la Loi de Dieu (libéralisme sexuel,
contraception, avortement, euthanasie, « procréations médicalement
assistées », recherches sur les embryons, tri d’embryons, nouvel
eugénisme). De nouvelles lois en bioéthique sont en train de se préparer.
Nous ne devons pas rester silencieux. Nous vous invitons à visiter notre
blog (liberté-loi) sur notre site. Participons activement à la Mission de
l’Eglise en témoignant fidèlement de l’évangile de la vérité, de la vie et
de l’amour. L’urgence actuelle, pour Benoît XVI, est la reconnaissance -
par tous les hommes - de la Loi naturelle. Soyons les témoins de Dieu par
notre humble obéissance confiante et aimante à cette Loi naturelle, seule
garante du respect intégral des Droits de l’homme.
Notre Père disait : « la pratique de l’obéissance
est nécessaire même dans la vie civile. Elle facilite le bon ordre et la
paix dans la société temporelle. La Communauté veut contribuer à diffuser
un esprit de discipline et d’obéissance favorable au bien commun et donc à
l’avènement d’une civilisation de l’amour, tout en combattant les lois
immorales ».
g) Doit-on obéir à une loi injuste
?
St Thomas enseigne (1-2
Qu. 90-97) que l’on ne doit pas obéir aux lois
injustes mais en apportant cette nuance : il
est préférable d'obéir quand même s'il y a risque de scandale et de
désordre. Jésus a dit :
« si quelqu'un te demande ta tunique donne-lui aussi ton manteau (Mt 5,40).
Il n'est jamais permis,
cependant, d'observer des lois en
opposition au bien divin car il vaut mieux obéir à Dieu plutôt qu'aux
hommes (Act 5,29). L’autorité civile ne
peut pas dispenser de la loi naturelle et de la loi
divine car,seul le législateur peut
dispenser d’une loi. Or le législateur de la loi divine et
naturelle est Dieu. Le CEC (1903) enseigne : “S’il arrive aux
dirigeants d’édicter des lois injustes ou de prendre des mesures
contraires à l’ordre moral, ces dispositions ne sauraient obliger les
consciences. «En pareil cas, l’autorité cesse d’être elle-même et dégénère
en oppression». On peut alors faire valoir
l’objection de conscience et la résistance passive. Dans « Evangelium
Vitae », Jean-Paul II a demandé de ne pas se compromettre avec des
pratiques contraires à la Loi de Dieu.
h) Que le Triduum pascal soit le sommet liturgique de
notre année
Préparons-nous au Triduum pascal afin qu’il soit le
sommet liturgique de notre année. Nous serons heureux d’accueillir tous
ceux qui veulent le vivre comme une Retraite.
i) Développons la prière et la dévotion à Saint Joseph en
ce mois de mars
Récitons, chaque jour, au moins un « je vous salue
Joseph ». Nous vous invitons aux pèlerinages en l’honneur de Saint
Joseph, le 19 mars et le 1er mai, dans nos Foyers.
Imitons Jésus, notre Rédempteur en exerçant l’humble
obéissance confiante et aimante !
Seigneur Jésus,
apprenez-nous à être généreux, à vous servir comme vous le méritez, à
donner sans compter, à combattre sans souci des blessures, à travailler
sans chercher de repos, à nous dépenser sans attendre d’autre récompense
que celle de savoir que nous faisons votre sainte
volonté.
Consécration à la Sainte Vierge : Ô Notre-Dame, nous nous confions en vous, en votre
obédience bénie et en votre garde très spéciale. Aujourd’hui et chaque
jour nous vous confions nos âmes et nos corps. Nous vous confions tout
notre espoir et toute notre consolation, toutes nos angoisses et nos
misères, notre vie et la fin de notre vie, pour que, par votre très sainte
intercession et par vos mérites, toutes nos actions soient dirigées et
disposées selon votre volonté et celle de votre Fils.
Amen
4) Formation et Mission : nous
allons organiser le Forum « Liberté et Loi » à Sens, les 6 et 7
mars prochains et la Session sur la transmission de la Foi, les 10-12
juillet. Tous peuvent participer à ces deux importantes activités pour
répondre aux défis urgents de notre temps. Pour Benoît XVI, la priorité du
Successeur de Pierre, en ce temps de relativisme, est de permettre le
retour de Dieu dans le cœur des hommes de notre temps. Ce retour de Dieu
ne peut pas se faire sans l’homme, qui a été créé libre par Son Créateur.
Il est donc très important de mieux comprendre la vraie nature de la
liberté humaine et son rapport à la Loi naturelle. Benoît XVI est aussi
très conscient que l’Eglise a la mission de révéler le vrai visage de
Dieu. La transmission fidèle de la Foi est donc une urgence dont nous
devons davantage prendre conscience.
Monseigneur François Blondel ordonnera diacre frère
Clément-Marie, le samedi 12 juin à 16 heures. Le lendemain, à 15 heures,
frère Ignace et frère Martin professeront leurs vœux perpétuels. Le
dimanche 5 septembre, sœur Marie-Catherine et sœur Rose-Marie professeront
leurs vœux perpétuels. Nous confions ces sœurs et ces frères à vos prières
afin qu’ils soient de vrais apôtres de l’amour.
En union avec Mère Magdeleine, je vous envoie
l’expression de toute notre amitié et je vous bénis affectueusement en
vous assurant de la prière de toute notre Famille Missionnaire. Nous
confions toutes nos intentions à vos prières, plus particulièrement les
vocations.
Père
Bernard
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