J’ai confié au Cœur de Jésus et à Notre-Dame des Neiges - à laquelle les membres de notre Famille Missionnaire sont consacrés - ces quatre heures de formation. Le sujet, en effet, est tellement important ! J’espère, bien que je ne sois pas un professeur, que ce que je vais développer – et qui ne m’appartient pas, puisque c’est l’enseignement de l’Eglise – vous éclairera et vous permettra de mieux comprendre l'urgence pour l'avenir de l'humanité et de l’Eglise d’annoncer la nature et la mission de la famille dans le plan de Dieu.

L’Eglise enseigne, en se fondant sur la Loi naturelle, que la famille n’est pas une institution humaine mais une institution divine. Cette institution naît au moment du mariage entre un homme et une femme qui se donnent et se reçoivent l’un l’autre. C'est à la famille – et à la famille seule – que Dieu Créateur a confié la mission sacrée de transmettre la vie. Les époux doivent exercer une paternité responsable. Les conditions de possibilité d’une telle paternité responsable sont posées par le lien du mariage qui crée une "intime communauté de vie et d'amour", jouissant de la stabilité nécessaire à l’accueil et à l’éducation des enfants. La paternité responsable des époux, cependant, ne devrait pas être vécue d'une manière irrationnelle ou passionnelle. Les époux ne doivent jamais oublier qu’en tant que procréateurs, ils ne sont ni les "créateurs", ni les "co-créateurs", ni les "producteurs" de la vie de leurs enfants, mais les "collaborateurs" de Dieu Créateur. Du fait de son institution divine et de sa mission de procréation, la famille est « souveraine ». L’Etat n'a pas autorité pour s'immiscer dans la vie intime des époux. Sa mission est de protéger les familles et non de les empêcher d’exercer leur mission procréative, en reconnaissant cette vérité fondamentale de la Loi naturelle : la famille, seule, est « sanctuaire de la vie ».

I) LA FAMILLE DANS LE PLAN DE DIEU DANS LA SOCIETE ACTUELLE

Dans notre première partie, nous allons essayer de vous donner l’essentiel du patrimoine moral de l’humanité concernant la famille, dont le fondement, je le répète en le soulignant, est la Loi naturelle qui concerne toute l'humanité.

II) MARIAGE ET SACREMENT DE MARIAGE, LES REPONSES AUX DEFIS ACTUELS

Dans la deuxième partie de notre enseignement, nous voudrions montrer l'apport de la grâce du sacrement du mariage et donc de Jésus, qui s'engage avec les époux. Il est très important de faire découvrir l'aide que le Christ apporte aux conjoints pour vivre leurs responsabilités d’époux et de parents. Il n’est pas suffisant, cependant, de donner un enseignement sur le sacrement du mariage, il faut aussi faire découvrir l’idéologie qui s’oppose au plan de Dieu sur la famille, et qui a été clairement décrite par le docteur Pierre Simon, ancien Grand Maître de la Grande Loge de France, dans son livre De la vie avant toute chose : la dissociation volontaire de l’union conjugale et de la procréation n’est pas anodine. La vie humaine doit perdre son caractère sacré de la Genèse, elle ne devrait plus être considérée comme une création de Dieu, mais comme une "production humaine". Cette production humaine doit être programmée non plus par les familles, mais par les politiques et les scientifiques. Cette production humaine devrait répondre à des critères qualitatifs impératifs : aucun défaut, aucun handicap.

III) AMOUR CONJUGAL ET PROCREATION DANS NOTRE CONTEXTE RELATIVISTE

Dans la troisième partie, nous approfondirons trois thèmes importants : l’amour conjugal, la procréation, la paternité responsable. Nous n’oublierons pas de parler de notre contexte relativiste.

IV) LA FAMILLE, CELLULE DE BASE DE LA SOCIETE, LA CHARTE DES DROITS DE LA FAMILLE, LA FAMILLE "GAUDIUM ET SPES" POUR L'EGLISE ET LE MONDE

Dans la quatrième partie, nous voudrions reprendre les intuitions de Jean-Paul II : la Famille est « Gaudium et Spes », joie et espérance pour l'humanité et l’Eglise. Nous désirons vous faire connaître la Charte des Droits de la Famille promulguée par le Saint-Siège (texte intégral téléchargeable ici) et vous inviter à comprendre l’urgence de la faire découvrir. Nous conclurons par la grande espérance de Jean-Paul II : le troisième millénaire sera le millénaire des familles.

Annexe sur la « sponsalité »

Enfin, comme je l’ai promis pendant la formation que j’ai donnée le 7 avril dernier à Paris, j'ai essayé de vous préciser la notion de « sponsalité », mais je ne peux pas, je m’en excuse, approfondir davantage car le temps de manque. Je pense que ce que je vous ai copié pourra vous aider à mieux comprendre.

Père Bernard