L’homme dépend du Créateur ; il est soumis aux lois de la création et aux normes morales qui règlent l’usage de la liberté. Demandons à l’Esprit-Saint de nous faire comprendre en profondeur cet enseignement qu’Il a inspiré ! Le débat actuel autour du mariage homosexuel n’est pas un débat de politique politicienne, mais un débat qui concerne le respect du plan de Dieu Créateur sur le mariage et la famille. Il existe une limite infranchissable que l’homme doit reconnaître et respecter avec confiance : la Loi naturelle dont Dieu Créateur est le fondement !

Comprenons plus en profondeur également l’important numéro 405. L’enfant qui naît avec le péché originel n’est pas responsable de cet état que l’on appelle « péché originel ». Il existe une différence entre le péché originel, personnel, d’Adam et Eve et le péché originel, « propre aux fils et filles d’Adam et Eve », qui est « privation de la sainteté et de la justice originelles ». Essayons de comprendre plus simplement : le premier homme et la première femme ont été créés par Dieu à son image et à sa ressemblance. La sainteté et la justice originelles dont ils jouissaient étaient un don gratuit de Dieu. Elles n’étaient pas dues à la nature humaine. L’homme et la femme ne peuvent pas revendiquer d’être Dieu, parce qu’ils sont des créatures de Dieu. Par le péché originel, Adam et Eve ont écouté le serpent et ont voulu devenir, par eux-mêmes, comme Dieu. Ils ont désobéi à Dieu en refusant, d’une certaine manière, la loi de Dieu et son fondement : Dieu Lui-même. Le péché personnel d’Adam et Eve leur a fait perdre l’état de grâce sanctifiante. Cette perte a eu une conséquence grave dans la nature humaine. Cette nature sera désormais transmise à tous les descendants, privée de cette grâce et marquée par la triple concupiscence.

Approfondissons avec un cœur très ouvert et confiant le numéro 407 et nous comprendrons mieux la situation et l’agir de l’homme en notre monde. Que les éducateurs gravent dans leur cœur la dernière phrase :

« Ignorer que l’homme a une nature blessée, inclinée au mal, donne lieu à de graves erreurs dans le domaine de l’éducation, de la politique, de l’action sociale et des mœurs ».

L’Eglise n’est pas « pessimiste » en enseignant avec autorité la doctrine du péché originel, mais elle est fidèle à la divine Révélation ! Ne nous laissons ni troubler, ni égarer par toutes les théories théologiques de ces cinquante dernières années qui ont voulu « réinterpréter » l’enseignement du Concile de Trente. Il ne s’agissait pas, de fait, de réinterprétation mais d’infidélité au Magistère ! Si l’on refuse cet enseignement dogmatique, on ne peut pas comprendre le mystère de la Rédemption, on ne peut pas comprendre non plus le mystère de l’Immaculée Conception.

Saint Bernard et Saint Thomas d’Aquin, conscients de la réalité du péché originel et de ses conséquences, n’ont pas compris le mystère de l’Immaculée Conception. Pour eux, tout enfant d’Adam et d’Eve, conçu par l’union conjugale d’un homme et d’une femme, était nécessairement marqué par les conséquences du péché originel. L’Eglise a enseigné dogmatiquement qu’une exception avait eu lieu en notre histoire : la Vierge Marie a été conçue sans le péché originel, elle est l’Immaculée Conception.

Avec Notre-Dame des Neiges, chantons avec enthousiasme ce passage de l’Exultet : « merveilleuse faute qui nous a mérité un tel et si grand Rédempteur ! ». Le temps marial de l’Avent est le temps de l’espérance. Nous sommes marqués par le péché originel et nos péchés personnels, mais nous avons confiance en la Grâce de Jésus, notre Sauveur.