Les numéros 888 et suivants ainsi que les numéros 2032 et suivants nous permettront de mieux comprendre que le Magistère ne contraint pas notre liberté et ne prend pas la place de notre conscience morale. Les numéros 890 et 891 enseignent :

« Pour maintenir l'Eglise dans la pureté de la foi transmise par les apôtres, le Christ a voulu conférer à son Eglise une participation à sa propre infaillibilité, Lui qui est la Vérité.

Par le "sens surnaturel de la foi", le Peuple de Dieu "s'attache indéfectiblement à la foi", sous la conduite du Magistère vivant de l'Eglise (cf. LG 12 DV 10). La charge pastorale du Magistère est ainsi ordonnée à veiller à ce que le Peuple de Dieu demeure dans la vérité qui libère. Pour accomplir ce service, le Christ a doté les pasteurs du charisme d'infaillibilité en matière de foi et de mœurs. L'exercice de ce charisme peut revêtir plusieurs modalités : "De cette infaillibilité, le Pontife romain, chef du collège des évêques, jouit du fait même de sa charge quand, en tant que pasteur et docteur suprême de tous les fidèles, et chargé de confirmer ses frères dans la foi, il proclame, par un acte définitif, un point de doctrine touchant la foi et les mœurs ... L'infaillibilité promise à l'Eglise réside aussi dans le corps des évêques quand il exerce son magistère suprême en union avec le successeur de Pierre", surtout dans un Concile œcuménique (LG 25 cf. Vatican I: DS 3074).

Lorsque par son Magistère suprême, l'Eglise propose quelque chose "à croire comme étant révélé par Dieu" (DV 10) et comme enseignement du Christ, "il faut adhérer dans l'obéissance de la foi à de telles définitions" (LG 25). Cette infaillibilité s'étend aussi loin que le dépôt lui-même de la Révélation divine (cf. LG 25) ».

Vatican II a fait comprendre que l’infaillibilité du Pape et celle du Collège est une participation au charisme d’infaillibilité de l’Eglise elle-même. Le Pape y participe à titre personnel, le Collège des évêques à titre collégial. Ainsi, par l’enseignement de Vatican II, il est bien clair que Jésus, le Verbe incarné, fait participer à sa propre infaillibilité le Pape et le Collège des évêques. Par un don spécial de l’Esprit Saint, le Pape et le Collège des évêques parlent avec l’autorité du Christ. C’est donc Jésus qui enseigne sans erreur l’Eglise soit par un enseignement ex cathedra de Pierre soit par le Magistère suprême du Collège des évêques. Nous ne pouvons alors qu’adhérer dans la confiance à ces enseignements donnés avec l’autorité du Christ comme le Concile nous le demande (LG 25).

Comprenons mieux les grâces qui nous sont faites par Dieu le Père. Il nous donne son Fils Jésus, la Vérité en Personne. Il nous donne l’Esprit Saint. Il donne une Mère : la Vierge Marie. Il nous donne le Magistère, qui éclaire notre conscience et nous permet de ne pas nous laisser égarer par le père du mensonge en des voies sans issue ! Ne nous laissons pas impressionner par les critiques contre le Pape et contre le Magistère du collège des évêques. Jésus dirige aujourd’hui son Eglise par Pierre en notre temps : Benoît XVI. Il nous demande de nous laisser guider par la sûre boussole du Concile Vatican II par lequel s’est exprimé le Magistère des évêques. Jean-Paul II n’a pas cessé de nous dire et redire : «Ce que le Saint-Esprit dit à l’Eglise aujourd’hui se trouve dans le Concile Vatican II».

Aimons l’Eglise, servons l’Eglise, obéissons dans l’humble confiance et l’amour à son Magistère !