La vie en société doit être considérée avant tout comme une réalité d'ordre spirituel, Elle est, en effet, échange de connaissances dans la lumière de la vérité, exercice de droit et accomplissement de devoirs; émulation dans la recherche du bien moral ; émulation dans la noble jouissance du beau en toutes ses expressions légitimes ; disposition permanente à communiquer à autrui le meilleur de lui-même et aspiration commune à un constant enrichissement spirituel. Telles sont les valeurs qui doivent animer et orienter toutes choses : activité culturelle, vie économique, organisation sociale, mouvements et régimes politiques, législation et toute autre expression de la vie sociale dans sa continuelle évolution ».

Nous avons souvent répété l’expression «valeurs non négociables», utilisée par le Magistère actuel de l’Eglise. L’Encyclique de Jean XXIII révèle ces valeurs pour lesquelles nous avons l’obligation morale de résister et d’aller à contre-courant. Ces valeurs ne sont pas négociables, parce que leur fondement est Dieu, le fondement objectif de l’ordre moral, selon Jean XXIII. Nous lisons aux numéros 37 et 38 :

« L'ordre propre aux communautés humaines est d'essence morale. En effet, c'est un ordre qui a pour base la vérité, qui se réalise dans la justice, qui demande à être vivifié par l’amour et qui trouve dans la liberté un équilibre sans cesse rétabli et toujours plus humain. Cet ordre moral - universel, absolu et immuable dans ses principes - a son fondement objectif dans le vrai Dieu transcendant et personnel, Vérité première et Souverain Bien, source la plus profonde de vitalité pour une société ordonnée, féconde et conforme à la dignité des personnes qui la composent. Saint Thomas d'Aquin s’exprime clairement à ce sujet : « La Volonté humaine a pour règle et pour mesure de son degré de bonté la raison de l’homme ; celle-ci tient son autorité de la loi éternelle, qui n'est autre que la raison divine... Ainsi, c'est bien clair, la bonté du vouloir humain dépend bien plus de la loi éternelle que de la raison humaine.

Puissent ces paroles de Jean XXIII nous éclairer en ce temps de rentrée. N’ayons pas peur de témoigner des valeurs morales que nous avons le devoir de transmettre à nos enfants et à tous ceux que Dieu nous confie. Soyons, à la suite de Benoît XVI, avec notre Pape François des coopérateurs courageux de la Vérité. Seule la Vérité rend libre ! Seule la Vérité peut refonder la confiance perdue ! Sentinelles de l’invisible, veilleurs, soyez des apôtres de la confiance !