«Nous avons reçu, nous, non pas l’esprit du monde, mais l’esprit qui vient de Dieu, afin de pouvoir connaître les choses que Dieu nous a données volontiers » (1 Co 2, 12). «Dieu a tant aimé le monde qu’Il a envoyé son Fils (Jn 3, 16) ». Dans le discours après la Cène, Jésus dit que ses disciples sont dans le monde, mais : « ils ne sont pas du monde, comme moi je ne suis pas du monde (Jn 17, 16). Si vous étiez du monde, le monde aimerait ce qui est à lui ; mais parce que vous n’êtes pas du monde, et que je vous ai choisis du milieu du monde, à cause de cela le monde vous hait » (Jn 15,19). « Nous étions par nature des enfants de colère, comme les autres (Eph 2,3). Autrefois vous étiez ténèbres, et maintenant vous êtes lumière dans le Seigneur. Marchez comme des enfants de lumière (Ep 5, 8). N’aimez point le monde, ni les choses qui sont dans le monde. Si quelqu’un aime le monde, l’amour du Père n’est point en lui ; car tout ce qui est dans le monde, la convoitise de la chair, la convoitise des yeux, et l’orgueil de la vie, ne vient point du Père, mais vient du monde (1 Jn 2, 15,16). Ne savez–vous pas que l’amour du monde est inimitié contre Dieu ? Celui donc qui veut être ami du monde se rend ennemi de Dieu » (Jc 4, 4).

Méditons bien ces citations du NT et comprenons que nous devons aimer ce monde, vivre en ce monde, mais ne pas être « du monde » !

Aidons-nous des conseils de Saint Bernard pour ne pas être du monde en descendant « les douze degrés de l’orgueil » par lesquels l’esprit du monde avait pénétré en nous :

  • La curiosité
  • La légèreté de l’âme (superficialité)
  • La gaieté sotte (grossiéreté)
  • La jactance (parler pour ne rien dire )
  • La singularité
  • L’arrogance (être méprisant et se croire supérieur aux autres)
  • La présomption (le péché de Pierre : « moi je ne t’abandonnerai pas »)
  • Le plaidoyer du péché (se justifier pour montrer que nous avions raison d’agir ainsi)
  • L’aveu simulé (feindre le repentir)
  • La rébellion
  • La liberté de pécher (ne plus tenir compte de sa conscience, de la Loi naturelle et du Magistère)
  • L’habitude de pécher (la corruption).

Que chacun fasse son propre examen de conscience à partir de ce Traité de Saint Bernard.

Attention, cependant, à ne pas nous replier sur nous-mêmes en cette semaine importante où nous célébrons deux importantes solennités de la Vierge Marie, les 9 et 14 décembre ! Si nous ne regardions que nos tendances, nos défauts et nos péchés, nous ne vivrions que dans la tristesse et l’angoisse ! Saint Ignace de Loyola conseillait d’examiner sa conscience en contemplant l’Amour de Dieu ! En cette semaine, n’oublions pas de contempler l’Immaculée Conception et de renouveler notre consécration au Cœur Immaculé de Marie. Avec l’aide de l’Esprit Saint, nous comprendrons que nous ne pouvons vivre dans la vraie joie évangélique et déraciner l’esprit mondain que si nous nous décidons à «descendre» avec Saint Bernard les douze degrés de l’orgueil ! Alors, n’hésitons pas ! Jésus et Notre-Dame des Neiges, à qui nous sommes encordés, nous aiderons à monter les degrés de l’humilité et à descendre sans nous décourager les degrés de l’orgueil pour connaître la vraie joie !