Le 24 janvier 2002, il disait :

« Face à une situation rendue de plus en plus dramatique par la menace du terrorisme, nous ressentons l'exigence d'élever notre cri à Dieu. Plus les difficultés semblent insurmontables et plus les perspectives semblent obscures, plus notre prière doit se faire insistante pour implorer à Dieu le don de la compréhension réciproque, de la concorde et de la paix».

Benoît XVI, pour le cinquantième anniversaire de l’ouverture de Vatican II, disait : pour trouver l’esprit authentique de Vatican II, il fallait revenir à sa «lettre», c’est-à-dire à ses textes. Deux Déclarations surtout illustrent l’ouverture de l’Église : Nostra Aetate (28 octobre 1965) et Dignitatis Humanae (6 décembre 1965). La première, considérée désormais comme «la Grande charte du dialogue», contient la reconnaissance du bien présent dans toutes les traditions religieuses. La seconde insiste sur la liberté, propre à tout homme, de suivre sa conscience dans le domaine religieux. En cinquante ans, des pas importants ont été effectués. Lors de ses derniers vœux à la curie (Noël 2012), Benoît XVI a frappé tout le monde en affirmant que «ce n’est pas nous qui possédons la vérité, mais c’est elle qui nous possède : le Christ qui est la Vérité nous a pris par la main, et sur le chemin de notre recherche passionnée de connaissance, nous savons que sa main nous tient fermement. Le fait d’être intérieurement soutenus par la main du Christ nous rend libres et en même temps assurés. Libres : si nous sommes soutenus par lui, nous pouvons ouvertement et sans peur, entrer dans tout dialogue. Assurés, nous le sommes, car le Christ ne nous abandonne pas, si nous ne nous détachons pas de lui. Unis à lui, nous sommes dans la lumière de la vérité ».

Au début de son pontificat, il s’était immédiatement situé dans le sillon du magistère du pape Wojtyla, disant que «l’Église veut continuer de construire des ponts d’amitié avec les fidèles de toutes les religions, afin de chercher le bien authentique de chaque personne et de la société dans son ensemble» (25 avril 2005). Puis, dans Verbum Domini, il écrivait : « L’Église reconnaît comme une part essentielle de l’annonce de la Parole, la rencontre et le dialogue avec tous les hommes de bonne volonté, en particulier avec les personnes appartenant aux diverses traditions religieuses, en évitant toute forme de syncrétisme et de relativisme » (117).

Désirons cultiver le dialogue avec tous en commençant par le dialogue à la maison en mettant en pratique ces conseils du Père et de Mère Marie Augusta : exprimez vos idées et soyez détachés ! Mais sans oublier que le fondement du dialogue était pour Benoît XVI : la recherche de la vérité. La vérité existe, elle a un nom : le Verbe. Elle s’est manifestée par le mystère de l’Incarnation. Cette Vérité en Personne ne s’impose pas par la contrainte morale ou physique mais par la douceur de l’amour dans le respect des libertés.