Dans son discours de clôture du Synode, notre Pape François, après avoir parlé des diverses tendances qui s’étaient faites entendre au cours du Synode, a fait allusion aux échos médiatiques suscités par les discussions synodales :

«Tant de commentateurs, ou de gens qui parlent, ont imaginé de voir une Eglise en conflit où une partie contre l’autre, en doutant même de l’Esprit Saint, le vrai promoteur et garant de l’unité et de l’harmonie dans l’Église. L’Esprit Saint qui au long de l’Histoire a toujours mené la barque, à travers ses ministres, aussi quand la mer était contraire et agitée et les ministres infidèles et pécheurs. Et comme je vous l’ai dit au début du Synode, c’était nécessaire de vivre tout cela avec tranquillité, avec paix intérieure aussi parce que le Synode se déroule cum Petro et sub Petro et que la présence du Pape est garantie pour tous… le devoir du Pape est celui de garantir l’unité de l'Église. Et celui de rappeler aux fidèles leur devoir de suivre fidèlement l’Évangile du Christ, et celui de rappeler aux pasteurs que leur premier devoir est de nourrir le troupeau que le Seigneur leur a confié et de chercher à accueillir avec paternité et miséricorde et sans fausse peur les brebis égarées. Nous avons encore un an pour mûrir, avec un vrai discernement spirituel, les idées proposées et trouver des solutions concrètes à tant de difficultés et d’innombrables défis que les familles doivent affronter, à donner des réponses à tant de découragements qui entourent et étouffent les familles».

Eric Zemmour vient de publier un livre qui fait beaucoup de bruit en France : « le suicide français ». Ce livre a été acheté par beaucoup de nos contemporains, mais s’il dit des choses vraies sur la «déconstruction de la France», il n’en donne pas les vraies raisons : la déchristianisation qui a commencé avec la Révolution française et s’est poursuivie avec les lois préparées dans les Loges maçonniques, qui ont déconstruit la famille judéo-chrétienne, désacralisé la vie et gravement déformé l’amour humain.

Jean-Paul II était conscient des graves menaces qui pesaient sur l’humanité et l’Eglise. Pendant 25 ans, il a parlé sans cesse de la famille ! Il a aussi beaucoup écrit : une exhortation apostolique (Familiaris Consortio), une encyclique (Evangelium vitae), plusieurs lettres dont sa « lettre aux familles » de 1994… Son œuvre sur la théologie du corps et la sexualité est sans précédent.

On lui doit aussi des créations majeures : le Conseil pontifical pour la famille, les instituts Jean Paul II pour la famille, le premier synode sur la famille, les rencontres mondiales des familles… Son apport est immense. Le dimanche 29 mai 1994, après avoir passé un long temps à l’hôpital, Jean-Paul II, le Pape de la famille déclarait:

« J’ai compris que je devais introduire l’Église du Christ dans le troisième millénaire avec la prière, avec diverses initiatives, mais j’ai vu que cela ne suffisait pas : il fallait l’introduire avec la souffrance, avec l’attentat d’il y a treize ans et avec ce nouveau sacrifice. Pourquoi maintenant, pourquoi en cette année, pourquoi en cette année de la famille ? Précisément parce que la famille est menacée, la famille est agressée. Le Pape devait être agressé, le Pape devait souffrir, pour que toute famille et le monde entier voient que c’est un Evangile supérieur : l’Evangile de la souffrance, avec lequel on doit préparer le futur, le troisième millénaire des familles, de toute famille et de toutes les familles ».

Avec une profondeur spirituelle et un zèle dévorant dont seuls les saints ont le secret, il concluait :

« Je voulais ajouter ces réflexions … à la fin de ce mois de Marie, parce que ce don de la souffrance, je le dois et j’en rends grâce, à la Vierge Marie. Je comprends qu’il était important d’avoir cet argument devant les puissants de ce monde. De nouveau, je dois rencontrer ces puissants du monde et je dois parler. Avec quels arguments ? Il me reste cet argument de la souffrance. Et je voudrais leur dire : comprenez-le, comprenez pourquoi le Pape est allé de nouveau à l’hôpital, de nouveau dans la souffrance, comprenez-le, repensez-y ».

Que ces paroles du Grand et Saint Pape Jean-Paul II nous gardent dans la sérénité au milieu des tempêtes. Jésus n’abandonne pas son Eglise. La Vierge Marie veille sur elle et la guide. Le triomphe de Son Cœur Immaculé se prépare. Gardons confiance et, plus que jamais, soyons les témoins de la joie de Dieu et de la vraie espérance : Gaudium et Spes, mais sans oublier l’évangile supérieur de la souffrance ! Vivons le réalisme de l’espérance, encordés à nos amis du Ciel, les Saints, et aux âmes du Purgatoire, qui prient et offrent pour nous. Prions, souffrons, offrons et témoignons sans peur de l’évangile de Jésus !

1) Prière d’introduction :

Notre-Dame des Neiges, Saint Joseph, St Charles Borromée, Bse Elisabeth de la Trinité, Saint Léon le Grand, Saint Martin, Saint Josaphat, St Albert, Ste Gertrude, Ste Elisabeth de Hongrie, Ste Mechtilde, Ste Cécile, Sts martyrs du Viet-Nam, Ste Catherine d’Alexandrie, Ste Catherine Labouré, St André, Sts Patrons et Saints Anges gardiens. Sts Jean XXIII, Jean-Paul II et Bienheureux Paul VI.

2) Efforts :

vivons, confiants et sereins avec les Saints et les âmes du Purgatoire.

Parole de Dieu : Apocalypse 21.

3) Consigne spirituelle : la sainteté pour tous ! A télécharger ICI au format PDF !

Concluons, en redisant comme l’année dernière, que nous devons être les témoins de la communion avec les Saints et les âmes du Purgatoire. Plus nous honorerons les Saints, plus nous rendrons gloire au Christ et à l’Esprit Saint, causes premières de leur sainteté. Notre Pape François, à la suite de ses prédécesseurs, aime beaucoup les saints. Notre Père Fondateur et Mère Marie-Augusta aimaient aussi beaucoup les saints. Se savoir pèlerins du Royaume de Dieu permet de vivre dans l’invincible espérance et la confiance. Ayons le grand désir du Ciel. Vivons pour le Ciel. Avec Sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus n’ayons pas peur de dire que le Ciel est notre unique Patrie. Dans nos Retraites de cette année, nous parlerons particulièrement de la joie de l’évangile. N’ayez pas peur de mettre à votre programme une Retraite de 5 jours en un de nos Foyers.

N’oublions pas les âmes du Purgatoire en ce mois de novembre. N’oublions pas le premier appel de Dieu à Abraham : « quitte ton pays et va vers le pays que je Te donnerai ». Cet appel est adressé à chacun de nous. Un jour, nous devrons quitter cette terre, qui n’est qu’une préparation à la vie du Royaume.

Notons bien la date de la prochaine grande Fête de Notre-Dame des Neiges : samedi 13 décembre. La Sainte Vierge nous prépare ses cadeaux de grâces.

Je vous bénis affectueusement et vous assure des prières et de l’affection de Mère Magdeleine et des frères et sœurs. Je vous confie toutes nos intentions. En avant pour la sainteté !

Père Bernard