Mais il arrive que, quand nous allons bien et nous prenons nos aises, nous oublions sûrement de penser aux autres, nous ne nous intéressons plus à leurs problèmes, à leurs souffrances et aux injustices qu’ils subissent. Alors notre cœur tombe dans l’indifférence : Alors que je vais relativement bien et que tout me réussit, j’oublie ceux qui ne vont pas bien. Cette attitude égoïste, d’indifférence, a pris aujourd’hui une dimension mondiale, au point que nous pouvons parler d’une mondialisation de l’indifférence. L’indifférence envers son prochain et envers Dieu est une tentation réelle même pour nous, chrétiens. C’est pour cela que nous avons besoin d’entendre, lors de chaque Carême, le cri des prophètes qui haussent la voix et qui nous réveillent. Dieu n’est pas indifférent au monde, mais il l’aime jusqu’à donner son Fils pour le salut de tout homme. A travers l’incarnation, la vie terrestre, la mort et la résurrection du Fils de Dieu, la porte entre Dieu et l’homme, entre le ciel et la terre, s’est définitivement ouverte ».

Le programme que nous propose notre Saint-Père dépasse, c’est évident, nos forces humaines ! Comment pouvons-nous, alors que nous sommes si faibles et si démunis, vaincre la mondialisation actuelle de l’indifférence ? Méditons sans nous lasser 2 Co 12 : la Puissance du Cœur de Jésus se déploie dans notre faiblesse !