Ben Sirac nous donne plusieurs moyens concrets :

  • la prière,
  • la louange,
  • la décision de renoncer au péché
  • et la confiance en Dieu qui nous accordera toujours Sa Miséricorde et le don de la persévérance si nous ne cessons pas de le Lui demander !

Alors, nous connaîtrons la joie du psalmiste : heureux l’homme dont la faute est enlevée ! Oui, bienheureux sommes-nous d’être les enfants de Dieu !

L’évangile de ce jour a été souvent commenté aux jeunes par Jean-Paul II. Ne ressemblons pas au jeune homme riche mais aux autres apôtres qui n’étaient pas esclaves de l’argent. Jésus nous a avertis : on ne peut pas avoir deux dieux : Dieu et l’Argent ! Que cet évangile ne vous décourage pas. Il se conclut par ces mots de Jésus : pour Dieu, tout est possible ! Nous avons commencé notre rassemblement avec ces mots de la Vierge Marie : soyez saints, vite saints, grands saints ! Humainement parlant, nous ne pouvons que nous décourager ! Comment être de tels saints alors que nous sommes si faibles et que nous tombons si souvent ? Jésus nous dit : rien n’est impossible à Dieu ! Notre-Dame des Neiges nous dit : ne regarde plus ta faiblesse, tes péchés, mais regarde Jésus. Alors, Il te tendra toujours la main et t’aidera à te relever.
La sainteté, disait Benoît XVI, ne consiste pas à ne plus tomber, mais à ne jamais rester à terre lorsque l’on est tombé. Notre Père Fondateur et Mère Marie-Augusta nous invitent à marcher encordés derrière Jésus et Notre-Dame des Neiges. Que pouvons-nous craindre lorsqu’on est encordé à de tels guides de cordée ?

Je voudrais, pour conclure ce rassemblement de Pentecôte dont le thème était la Béatitude des cœurs purs, citer ces autres paroles de notre Pape François aux volontaires des JMJ de Rio :

« En vous invitant à redécouvrir la beauté de la vocation humaine à l’amour, je vous exhorte aussi à vous rebeller contre la tendance diffuse à banaliser l’amour, surtout quand on cherche à le réduire seulement à l’aspect sexuel, en le détachant ainsi de ses caractéristiques essentielles de beauté, de communion, de fidélité et de responsabilité. Chers jeunes, dans la culture du provisoire, du relatif, beaucoup prônent que l’important c’est de jouir du moment, qu’il ne vaut pas la peine de s’engager pour toute la vie, de faire des choix définitifs, pour toujours, car on ne sait pas ce que nous réserve demain. Moi, au contraire, je vous demande d’être révolutionnaires, je vous demande d’aller à contre-courant ; oui, en cela je vous demande de vous révolter contre cette culture du provisoire, qui, au fond, croit que vous n’êtes pas en mesure d’assumer vos responsabilités, elle croit que vous n’êtes pas capables d’aimer vraiment. Moi, j’ai confiance en vous, jeunes, et je prie pour vous. Ayez le courage d’aller à contre-courant. Et ayez aussi le courage d’être heureux.» (Rencontre avec les jeunes volontaires de la Journée Mondiale de la Jeunesse de Rio, 28 juillet 2013).

Répondons avec détermination et conviction à cet appel de notre Pape François. Ne laissons pas l’Europe et la France s’enfoncer encore plus bas dans l’apostasie et le rejet de leurs racines chrétiennes. Les racines de la France et de l’Europe, c’est un fait historique certain, sont des racines chrétiennes. Nous sommes les fils et les filles de la Fille aînée de l’Eglise et de l’Europe chrétienne. L’Esprit-Saint veut agir en nous pour être les sentinelles de l’invisible, les veilleurs, les témoins de la vérité, de la vie et du bel amour. Pour remplir cette mission, il nous faut, c’est évident, du courage. Ce courage, nos ancêtres l’ont exercé, avec la grâce de Dieu et la force de l’Esprit-Saint. Ce courage, nous pourrons, nous aussi l’exercer, en imitant ces martyrs coptes et éthiopiens dont l’icône est devant notre autel. Ce courage, Saint Grégoire VII et Sainte Madeleine Sophie que nous fêtons en ce jour, l’ont exercé pour réformer l’Eglise par la sainteté.

Jean-Paul II nous redit encore : levez-vous ! Allons ! Nos Père et Mère veulent vous communiquer leur enthousiasme : allez de l’avant dans vos découvertes de l’Amour, devenez des apôtres et des témoins de l’Amour ! Et n’oubliez jamais : seul l’apostolat de l’amour est irrésistible, seul le témoignage de la joie peut conquérir des cœurs à Jésus. Que la joie de Dieu soit gravée pour toujours en nos cœurs et qu’elle rayonne sur nos visages ! Jésus, Marie, Joseph, nous vous disons un grand merci. bénissez-nous, guidez-nous