Citons ce que vient de déclarer le Cardinal Caffara :

« L’Europe est en train de mourir. Et peut-être même n’a-t-elle aucune envie de vivre, car il n’y a pas de civilisation qui ait survécu à la glorification de l’homosexualité. Je ne dis pas : à l’exercice de l’homosexualité. Je parle de la glorification de l’homosexualité. On pourrait observer qu’aucune civilisation n’est allée jusqu’à proclamer le mariage entre personnes de même sexe. En revanche, il faut rappeler que la glorification est quelque chose de plus que le mariage. Dans divers peuples l’homosexualité était un acte sacré. De fait, l’adjectif utilisé dans le Lévitique pour juger la glorification de l’homosexualité à travers le rite sacré est celui d’« abominable ». Elle avait un caractère sacré dans les temples et dans les rites païens. Les deux seuls à contester l’homosexualité ont été le peuple juif et le christianisme. Où sont les Assyriens ? Où sont les Babyloniens ? Et le peuple juif était une tribu, il paraissait n’être rien par rapport aux autres réalités politico-religieuses. Mais la réglementation de l’exercice de la sexualité que nous rencontrons, par exemple, dans le livre du Lévitique, est devenue un facteur de civilisation extrêmement important. Voilà ma première pensée : c’est la fin. Ma deuxième réflexion est purement de foi. Devant de tels faits je me demande toujours : mais comment est-il possible que dans l’esprit de l’homme puissent s’obscurcir des évidences aussi originelles, comment est-ce possible ? Et je suis arrivé à cette réponse : tout cela est une œuvre diabolique. Littéralement. C’est le dernier défi que le diable lance au Dieu créateur, en lui disant : « Je vais te montrer comment je construis une création alternative à la tienne et tu verras que les hommes diront : on est mieux ainsi. Toi, tu leur promets la liberté, je leur propose d’être arbitres. Toi, tu leur donnes l’amour, moi je leur offre des émotions. Tu veux la justice, et moi, l’égalité parfaite qui annule toute différence ».

Ce texte est prophétique ! Prenons-le au sérieux. Là est le grand danger pour l’Europe apostate, le monde et l’Eglise. Le Cœur Immaculé de Marie nous a donné le remède : la consécration à Son Cœur Immaculé. Des prêtres ont compris cet appel. Prions pour que tous le comprennent !

L’évangile de ce jour nous invite encore à la confiance en la Puissance de Jésus, vrai Dieu et vrai homme. Nous vivons le dernier jour du mois du Sacré Cœur. Ayons une plus grande confiance en Notre-Seigneur. Toute la création Lui obéit. Que craignons-nous ? Vivons dans la confiance. Hier, notre Pape François disait :

Une Église ou un chrétien sans témoignage est stérile ; un mort qui pense être vivant ; un arbre sec qui ne donne pas de fruit ; un puits asséché qui ne donne pas d’eau! L’Église a vaincu le mal grâce au témoignage courageux, concret et humble de ses enfants. Aujourd’hui, il n’y a pas tant besoin de maîtres que de témoins courageux, convaincus et convaincants ; des témoins qui n’ont pas honte du Nom du Christ et de sa Croix ni devant les lions rugissants, ni devant les puissances de ce monde.

Prenons très au sérieux ces paroles fortes de notre Saint-Père. Il sait pourquoi il les dit ! Il voudrait tellement réformer la Tête de l’Eglise, gangrénée par la mondanité de plusieurs de ses prélats ! Tous les membres de l’Eglise doivent vivre les Béatitudes. Nos Père et Mère redoutaient avec raison l’orgueil sacerdotal. Les mondains, dans l’Eglise, n’aiment pas du tout l’expression « orgueil sacerdotal ». Nous ne devons pas avoir peur de l’employer. Je voudrais souligner, au lendemain de cette Fête des Saints Pierre et Paul, que nos Père et Mère invitaient leurs fils prêtres à l’humilité. Nos vœux ont été professés le dimanche où à Saint-Pierre-de-Colombier on célébrait solennellement Saint Pierre et Saint Paul. Deux années plus tard, j’étais ordonné le 29 juin. Tout cela, aujourd’hui, me fait réfléchir. Saint Pierre et Saint Paul n’étaient pas d’abord « prêtres » mais « apôtres ». L’apôtre est celui qui donne sa vie pour l’évangile, qui sert comme Jésus sert. Nous agissons, bien évidemment, in persona Christi, au moment des sacrements, mais pour tous les autres actes de nos journées, nous devons agir en imitant le plus possible Jésus, pauvre, chaste et obéissant.