Ces canonisations interviennent après la reconnaissance d'un deuxième miracle (parmi tant d'autres...) pour Jean Paul II : une femme du Costa Rica qui souffrait des conséquences d'une hémorragie cérébrale en fut soudainement délivrée le soir du 1er mai 2011, jour de la cérémonie de béatification de Jean-Paul II.

D'autre part, pour Jean XXIII, le pape a appouvé un vote positif des cardinaux de la Congrégation romaine en vue de sa canonisation, sans qu'il y ait de miracle reconnu. Le pape a en effet le pouvoir de dispenser du deuxième miracle, nécessaire après la béatification, pour la canonisation. Voici comment notre pape François exprimait aux journalistes, toujours dans le même entretien, son admiration pour "le bon pape Jean" :

« Jean XXIII est un peu la figure du prêtre de campagne, qui aime chacun de ses fidèles, et cela, il l’a fait aussi comme évêque et comme nonce : pensez à la quantité de certificats de baptême qu’il a établis pour sauver les juifs quand il était en Turquie. Il avait un grand sens de l’humour.
''Comme nonce, il y en avait beaucoup au Vatican qui ne l’aimaient pas beaucoup et quand il venait à Rome, on le faisait attendre longtemps. Il ne s’est jamais plaint, récitait le rosaire, priait le bréviaire. C’était un doux. Vingt jours avant la mort de Jean XXIII, monseigneur Agostino Casaroli s’était rendu chez lui pour lui rendre compte de sa mission dans un pays de l’Est, la Tchécoslovaquie ou la Hongrie, je ne me souviens pas bien. Et avant qu’il ne parte, le Pape lui a demandé : « Continuez-vous à visiter les jeunes prisonniers? ». Casaroli répond que oui . « Ne les abandonnez jamais! ». Et il le disait à un diplomate venu lui rendre compte de sa mission. Jean XXIII est un grand, c’est un grand. Ensuite il a convoqué le Concile. Pie XII songeait à le faire, mais les circonstances n’étaient pas mûres. Jean XXIII n’a pas pensé aux circonstances, mais il a suivi le Saint Esprit.''
Jean-Paul II a été un grand missionnaire de l’Eglise. Il allait, sentait ce feu, a été un saint Paul. Pour ceci, il est pour moi un grand. Les canoniser ensemble est un message à l’Eglise: ils sont bons, ils sont bons...»