Le pape François, lors de la messe du 25 septembre 2014 à Sainte-Marthe, a mis en garde contre la vanité, qui est : "comme un oignon à éplucher : toute sa vie il faut en enlever les feuilles". Il méditait le passage du livre de l'Ecclésiaste : « Vanité des vanités, tout est vanité » (Qo 1, 2-11)

« Celui qui n'a rien de consistant passera comme les choses , la vanité est aussi la tentation des personnes de foi : «regarde, je fais ce chèque pour les œuvres de l’Église ». La vanité, c'est vivre pour paraître, pour se faire voir : Les chrétiens qui vivent ainsi ressemblent à des paons, ils se pavanent. Certains disent "je suis parent de tel prêtre, telle sœur, tel évêque, ma famille est une famille chrétienne". Ils se vantent. Mais, et ta vie avec le Seigneur ? Comment est-ce que tu pries ? Tes œuvres de miséricorde ? Est-ce que tu visites les malades ?

Il s'agit de construire sa vie chrétienne sur le roc, sur la vérité, sur la réalité. Au contraire, les vaniteux construisent sur le sable et leur maison tombe, incapable de résister aux tentations. La vanité est menteuse, elle se trompe, elle trompe le vaniteux, car il feint d'abord d'être, mais finalement il croit vraiment être quelque chose , le pauvre ! La vie des chrétiens qui vivent pour paraître est comme une bulle de savon. Belle, multicolore, elle ne dure cependant qu'une seconde.

Et après ? Au terme de cette vie, pour tous, c'est le retour à la terre nue, voilà la vérité finale. En attendant, il s'agit de choisir entre se vanter ou faire quelque chose, surtout des choses consistantes : faire du bien, chercher Dieu, prier. Comme chez Hérode dans l’Évangile (Lc 9, 7-9), la vanité sème une mauvaise inquiétude, elle prive de la paix. Comme ces personnes qui se maquillent un peu et qui ont peur que la pluie leur fasse couler le maquillage. La vanité ne donne pas la paix, seule la vérité donne la paix. C'est une maladie spirituelle grave, une tentation contre laquelle il faut lutter toute sa vie, car elle revient toujours elle est comme un oignon : tu commences à l'effeuiller, un peu aujourd'hui, un peu demain, et toute ta vie tu dois l'effeuiller pour perdre de la vanité. A la fin tu es content, tu as enlevé la vanité, tu as effeuillé l'oignon mais l'odeur te reste sur les mains. Demandons au Seigneur la grâce de ne pas être vaniteux, d'être vrais, avec la vérité de la réalité de l'Evangile »